Paris se vide de plus en plus, nous sommes bien au mois d'août, et mes "vraies" vacances ne commenceront que le 17, encore quinze jours de patience donc. En attendant, même si je publie peu, je lis toujours autant (ou presque). Trois lectures m'ont cependant laissé sur ma faim...

La cantatrice chauve, suivi de La leçon, d'Eugène Ionesco:

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Je tenais à connaître ces textes très connus, de Ionesco. La cantatrice chauve et La leçon sont deux pièces de théâtre, jouées pour la première fois en 1950 et 1951. Elles explorent le thème de l'absurde. Le premier texte est assez drôle, et même si beaucoup de choses m'ont échappé, j'ai trouvé sa lecture assez agréable. Le second est toujours absurde, mais sa fin est beaucoup plus tragique. Pour l'un comme pour l'autre, j'ai regretté deux choses : j'aurais préféré les voir mis en scène, au théâtre d'abord, quitte à lire le texte ensuite ; et j'ai manqué de clés pour comprendre l'écriture de Ionesco. Si vous ne connaissez pas ces deux pièces et qu'elles vous intéresse, je vous conseille de privilégier une édition avec des explications. Sans elles, le sens profond du texte risque de vous échapper et vous en ressortirez peut-être comme moi, un peu déçus et frustrés...

 

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Ah, mon cher Beigbeder... Je t'emmène avec moi comme ça, un week-end, pour me tenir compagnie autour de la piscine, après une manucure des ongles ne me manquais plus qu'un cocktail bien alcoolisé et tu me déçois de cette façon ?! Pfff, on ne peut plus faire confiance à personne ! Disons-le de suite, si vous n'avez jamais lu le dandy infernal germanopratin, ne commencez pas par ce recueil. Cela risquerait de vous en dégoûter de suite. J'ai trouvé ça très très très en dessous de ce que je connais de l'auteur. De la provoc' inutile, certains passages où l'on a l'impression de lire un enfant content d'écrire "bite chatte couilles", excusez-moi du peu. J'en sauverai tout de même quelques unes : Le jour où j'ai plu aux filles, Manuscrit trouvé à Saint-Germain-des-Prés, L'homme qui regardait les femmes I et surtout Comment devenir quelqu'un, qui malgré sa vulgarité possède une chute géniale. Le reste ne m'a pas franchement "ecstasyée" (vous remarquerez ce magnifique jeu de mots)

 

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Premier roman d'Erwan Desplanques, journaliste à Télérama dixit la couverture, Si j'y suis est un petit livre de 105 pages, qui se lit très vite. J'ai été charmée par la mélancolie qui se dégage du texte, et touchée par Jacques, le narrateur, qui est peu perdu. Entre sa mère gravement malade, mourrante même, et son ex-femme, le pauvre homme ne sait plus trop où il en est. Malheureusement, si les trois quarts du livre m'ont plu et convaincue, le dernier chapitre et la chute, eux, ne m'ont pas du tout satisfaite. Disons-le clairement, je n'ai pas aimé la fin. Je ne peux pas vraiment l'expliquer, mais c'est ainsi. Ce livre ne m'aura pas vraiment marqué, c'est dommage. On sent en tout cas de jolies élans d'écriture, à suivre ! François Busnel a fait un très bel article dessus, si vous voulez un avis enthousiaste c'est ici : http://www.lexpress.fr/culture/livre/si-j-y-suis-par-erwan-desplanques_1214835.html

 

Voilà pour le bilan de mes dernières lectures ! Sinon, j'ai aussi lu Une partie de chasse, d'Agnès Desarthe. Auteur que j'avais adoré avec Dans la nuit brune, et qui confirme avec ce roman de la rentrée littéraire 2012 son talent pour l'exploration de l'âme... des lapins ! La critique très bientôt. Et pour rester sur ces thèmes animaliers, je suis en pleine découverte du Lièvre de Vatanen, d'Arto Paasilinna. Un classique dans ma famille, que tout le monde me recommande depuis longtemps. Pour l'instant, c'est plutôt sympathique. Allez, sur ces bonnes paroles, je vous laisse mes chatons. A très vite !